Au coeur du mouvement

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Foire aux questions

Guichet unique

Qu’est-ce qu’un guichet unique et à quoi sert-il?

Un guichet unique permet à un client d’utiliser les meilleures options disponibles pour se déplacer. Le client pourra voir les options de transport à sa disposition (bus, auto-partage, taxibus, vélo libre-service, etc.), les horaires et faire un choix en fonction de ses besoins personnels, le tout sur une même application qui lui permettra de payer les services utilisés.

Comment fonctionne un guichet unique?

Le guichet unique est une plateforme (logiciel téléchargeable) qui permet à un utilisateur, peu importe la plateforme technologique qu’il utilise, de s’informer sur les différentes options de transport et de trajets qu’il pourrait utiliser pour se déplacer d’un point A à un point B. Il doit être simple et convivial et ne devra pas favoriser un fournisseur ou un mode de transport, mais prendre en compte uniquement les besoins exprimés par le client.

Le guichet doit être simple d’utilisation (comme Nomade temps réel) et permettre une uniformité de paiement et de validation pour les différents modes de transport utilisés.

Est-ce que c’est le RTC qui développera le guichet unique?

Nous souhaitons être le leader pour le développement de ce guichet unique. Nous avons les ressources humaines et une infrastructure informatique performante. Nous avons déjà et aurons encore plus un réseau très développé d’infrastructures (Parc-O-Bus, réseau structurant, etc.), cependant, nous devrons travailler en partenariat avec les autres fournisseurs pour établir une plateforme informatique qui conviendra à tous.

Dans un guichet unique, tous les partenaires devront être ouverts à faire évoluer leur modèle d’affaires dans une approche gagnant-gagnant pour la collectivité et les autres fournisseurs.

Est-ce que le RTC dispose des outils technologiques nécessaires pour soutenir ce qui est proposé?

Plusieurs outils technologiques existent déjà (Nomade temps réel) et le RTC compte travailler avec ses partenaires pour qu’à l’horizon de 2021, on puisse offrir l’accès au guichet unique à la clientèle.

Que mettra-t-on à la disposition des gens qui ne sont pas technos pour qu’ils puissent utiliser le réseau?

Le RTC ne prévoit pas modifier son système actuel d’information. Nous continuerons le déploiement des bornes d’information dans le réseau des abribus et maintiendrons également nos services d’information téléphonique.

Mobilité intégrée

Pourquoi le RTC se dirige vers la mobilité intégrée?

Le modèle actuel d’organisation des transports atteint sa limite sur le territoire de l’agglomération de Québec, comme la congestion croissante en fait foi. Ni l’automobile, ni l’autobus tels qu’ils sont utilisés et offerts actuellement ne sont la solution.

Mieux répondre à la diversité des besoins en déplacement tout en préservant la qualité de vie de l’agglomération, son attractivité et sa vitalité économique exige une transformation de l’offre de transport. Les développements technologiques ouvrent des voies inédites pour évoluer vers une offre de service intégrée pour le bénéfice de la collectivité.

La mobilité intégrée permettra à chacun de choisir son ou ses modes parmi une offre diversifiée adaptée au secteur où il se trouve, aux conditions du moment et au type de déplacement qu’il souhaite effectuer. Il sera possible de combiner plus d’un mode de transport de façon simple et fluide.

La mobilité intégrée mise ainsi sur le potentiel de chaque mode et une plus grande connectivité entre eux pour une offre mieux adaptée aux caractéristiques du territoire et de la demande.

Le transport en commun est-il vraiment nécessaire pour implanter la mobilité intégrée?

Le transport en commun est nécessaire notamment dans les corridors de fort achalandage, là où il faut déplacer beaucoup de personnes en limitant le nombre de véhicules. Aucun autre mode n’est aussi efficace dans ces conditions.

De plus, les offres alternatives ont besoin d’un transport en commun fréquent et efficace pour se développer. Par exemple, les services d’autopartage s’adressent aux personnes prêtes à se passer de voiture personnelle. En l’absence de transport en commun, la voiture personnelle demeure indispensable et le modèle de l’autopartage n’a plus sa pertinence.

Y a-t-il des exemples de mobilité intégrée ailleurs dans le monde?

Oui, la mobilité intégrée s’implante ailleurs dans le monde.

  • En France (Rhônes-Alpes), le système OùRA regroupe 25 autorités organisatrices de transport, 30 réseaux de transport collectif, de nombreux services de mobilité, un site Internet et une carte unique.
  • Moovizy (Saint-Étienne – Lyon) regroupe l’information sur les services de transport en commun (STAS) de train (SNCF) la voiture particulière, les stationnements, les vélos libre-service, les autobus interurbains et les avions, le tout sur un téléphone intelligent.
  • En Finlande (Helsinki), l’application WHIM regroupe les services de transport en commun, d’auto-partage et de vélo-partage. Elle offre différents tarifs selon les besoins des usagers.
  • Aux États-Unis, Denver offre un service de rabattement vers le transport en commun.

Comment s’assurera-t-on que le service est fiable avec tous ces partenaires différents?

Les mesures préférentielles (voies réservées, sites propres dédiés, techno, priorité aux feux, etc.) vont permettre une vitesse commerciale et stabiliser les temps de déplacements, donc une meilleure planification. Voilà une condition essentielle pour convaincre les gens de se déplacer en utilisant plusieurs modes. Les partenariats seront basés sur des contrats liant les fournisseurs pour garantir cette fiabilité.

La traverse Québec-Lévis sera-t-elle partenaire de la mobilité intégrée?

Le lien fluvial entre les deux centre-ville de Québec et de Lévis, assuré par la Société des traversiers du Québec (STQ), dessert les déplacements d’automobilistes, de cyclistes et de piétons entre les deux rives.

La STQ et le RTC sont déjà partenaires. Les personnes détenant un laissez-passer mensuel Métropolitain ont accès à leurs services ainsi qu’à ceux de la STLévis, de PLUMobile et de Transport collectif de la Jacques-Cartier.

Le plan stratégique du RTC s’applique à son territoire, soit celui de l’agglomération de Québec. Or, une part des déplacements quotidiens entre la résidence et le travail se fait au-delà de ce territoire, notamment entre les deux rives du fleuve.

Dans une perspective de mobilité intégrée, le RTC souhaite renforcer ses partenariats avec la STQ ainsi qu’avec les autres fournisseurs de service de transport collectif urbain desservant l’agglomération de Québec en provenance de l’extérieur. Les offres de service devront être mieux arrimées pour faciliter les déplacements régionaux en transport collectif.

Le Réseau de transport de la Capitale et la Société de transport de Lévis seront-ils fusionnés?

Non, il n’est pas prévu que le RTC et la STLévis fusionnent. Il pourra toutefois y avoir des offres de service complémentaires aux services actuels afin de favoriser l’interconnexion entre les deux réseaux.

Est-ce que le RTC fera affaire avec des partenaires privés pour offrir d’autres types de service que les services de transport en commun?

Oui, le RTC compte travailler avec des partenaires privés pour offrir d’autres types de service, par exemple, l’offre de Taxibus. Le RTC n’a pas l’intention d’exploiter directement tous les services offerts. Le RTC possède l’expertise en planification du transport en commun et comme exploitant de ce service. Les partenariats permettront de mettre à profit l’expertise des fournisseurs des autres types de services.

Le RTC offrira-t-il des services comme le vélo libre-service?

Dans un nombre croissant de villes, des services de vélo en libre-service sont offerts, principalement dans les secteurs denses et mixtes. La Ville de Québec a mis à l’essai trois vélos électriques en libre-service dans le quartier Saint-Roch à l’été 2017. Un tel service sera certainement considéré comme complément au transport en commun au cœur de l’agglomération. Cependant, offrir ne veut pas nécessairement dire exploiter. Comme pour les autres offres alternatives, il sera fait appel à des partenariats.

Réalisation du plan stratégique

Quelle est la vision du RTC pour les 10 prochaines années?

À terme, le RTC aspire à être leader en mobilité en offrant des solutions modernes, efficaces, variées et intégrées.

En 2027, l’agglomération de Québec est un modèle d’innovation en déplacements urbains parmi les villes nords-américaines comparables. Grâce à son offre intégrée de services en mobilité, le RTC répond à la diversité des besoins, contribue à la qualité de vie de la population et favorise le dynamisme du territoire.

Est-ce que le RTC a les capacités de réaliser et d’opérer ce plan stratégique?

Oui, le RTC a la capacité de réaliser et d’opérer un tel projet. Cela va nécessiter des partenariats avec d’autres fournisseurs et le RTC compte agir comme un chef d’orchestre et intégrer l’offre de service de ces fournisseurs à sa plateforme.

Service à la clientèle

Est-ce que la clientèle devra se déplacer pour acheter ses titres de transport?

Le réseau actuel de distribution des titres de transport ne devrait pas changer à court terme. Le RTC surveille attentivement les nouvelles technologies qui se déploient et qui, par l’établissement de comptes-clients spécifiques, permettront de recharger sa carte OPUS ou de télécharger sur son cellulaire des titres de transport à distance. Nous croyons être en mesure d’intégrer celles-ci à moyen terme.

À qui seront transmis les plaintes et commentaires?

À moyen terme, il ne devrait pas y avoir de changements dans le processus de traitement des plaintes actuellement existant au RTC. Cependant, au fur et à mesure que des services en lien avec la mobilité intégrée se déploieront nous mettrons en place, en collaboration avec nos partenaires, un processus clair de traitement des plaintes. Par exemple, le Service de transport adapté de la Capitale procède déjà ainsi avec ses fournisseurs externes de minibus et de taxi privés.

Comme citoyen, puis-je m’impliquer et comment?

Vous pouvez vous impliquer. En participant aux rencontres de consultations et aux sondages en ligne, vous aidez le RTC à mieux définir les besoins de sa clientèle.

Tarification

Comment sera déterminé le coût de passage?

Le modèle de tarification actuellement en vigueur au RTC continuera de s’appliquer dans le futur pour les services offerts par celui-ci. Les tarifs seront indexés selon les paramètres actuellement en vigueur.

Au fur et à mesure que le concept de mobilité intégrée se développera, une nouvelle tarification pour ces nouveaux services sera développée. Les utilisateurs auront droit à des tarifs préférentiels et des forfaits mobilité basés sur leur utilisation réelle des services. Ces forfaits devront pouvoir être adaptés facilement aux pratiques d’une saison à l’autre.

Est-ce que le RTC compte implanter une tarification sociale?

Pour l’instant, il n’est pas envisagé d’implanter ce type de tarification. Une telle approche a plusieurs effets indésirables :

  • obligation d’augmenter la part des municipalités pour financer le manque à gagner et il n’appartient pas à celles-ci de mettre en place des programmes de soutien aux personnes démunies;
  • mettre en place une structure de validation et d’identification des personnes qui pourraient avoir droit à une telle tarification.

Comment les clients paieront-ils leur passage ?

Les méthodes actuelles devraient demeurer : argent comptant et carte OPUS. Le RTC travaille à intégrer le développement des nouvelles technologies tel que l’utilisation des appareils mobiles et de la carte de crédit (type Pay-Pass) à son système d’exploitation.

La tarification du transport en commun augmentera-t-elle pour couvrir les frais?

La grille actuelle de tarification sera révisée à chaque année et s’adaptera aux besoins du budget du RTC. La part actuelle des revenus provenant des usagers soit environ 31% devrait être maintenue dans le futur.

Une personne utilisant tous les services de mobilité intégrée aura-t-elle accès un tarif préférentiel?

Oui, car une des conditions du succès d’un programme de mobilité intégrée repose sur un paramètre essentiel : le tarif combiné des offres doit être moins coûteux que la somme des offres séparées.

Transport adapté et accessibilité

Le Service de transport adapté de la Capitale demeurera-t-il dans sa forme actuelle?

Oui, le transport adapté dans sa forme actuelle, c’est-à-dire de porte-à-porte à bord d’un véhicule unique, demeurera nécessaire pour répondre à certains besoins.

Cependant, cette offre demeure limitée aux personnes qui se qualifient pour le transport adapté et elle offre peu de souplesse à sa clientèle.

Pour mieux répondre à la diversité des besoins avec un service plus souple, l’offre évoluera vers un décloisonnement du transport adapté et régulier. Au sein d’une seule famille de service, les personnes handicapées et à mobilité réduite, comme les autres, pourront, selon leur condition, être cueillies à leur domicile, transportées à une station de tramway ou de Métrobus, voyager à bord de celui-ci jusqu’à leur station de destination et compléter leur déplacement dans un autre véhicule.

Tous les services mis en place avec la mobilité intégrée seront-ils accessibles?

Les services réguliers de transport en commun et leurs infrastructures évolueront de manière à être accessibles.

Cependant, pour mettre en place une seule famille de service pour tous, il est nécessaire que tous les fournisseurs qui assurent l’un ou l’autre segment du déplacement offrent, entre autres choses, des véhicules accessibles. Tous les services de transport compris dans l’offre de mobilité intégrée devront donc respecter cette condition, dans la mesure du possible.

Par ailleurs, les outils d’information, de planification, d’achat et de validation pourront être utilisés par tous les types de clientèle. La signalétique, qui permettra de se repérer dans l’espace, sera également imaginée pour être lue et comprise par l’ensemble des personnes circulant sur le réseau. Lors de la conception des différents outils, des tests seront faits auprès de personnes ayant des limitations afin de s’assurer de respecter les critères d’accessibilité. Cela permettra de faciliter la compréhension et l’utilisation des services pour tous.

Comment l’accessibilité des services évoluera-t-elle?

En 2025, l’ensemble du parc de véhicules sera accessible aux personnes en fauteuil roulant. Les nouveaux services, comme le réseau structurant, et leurs infrastructures (pôles d’échanges, zones d’arrêt, stations tempérées, etc.) seront mis en place en respectant les principes d’accessibilité universelle.

La collaboration avec les villes desservies se poursuivra afin de rendre l’ensemble de la chaîne de déplacements accessible aux personnes de toutes conditions.

Les partenariats avec d’éventuels fournisseurs de service incluront des clauses pour assurer l’accessibilité de leur service.

Le réseau structurant est annoncé comme accessible à 100%. Qu’en est-il du réseau d’autobus qui va s’y greffer?

Les nouveaux parcours Métrobus et les parcours intermédiaires seront accessibles dès leur mise en service. Au fur et mesure que les autobus atteindront leur limite d’usage, ils seront remplacés par des véhicules accessibles à tous. La mise en accessibilité du réseau leBus sera faite progressivement.